Vendredi 14 août 2009 5 14 /08 /Août /2009 13:53
Bon, à maintenant queqlques jours de mon retour au pays, je vais quand même prendre 5 minutes pour écrire un dernier article sur ce blog. Désolé de ne pas l'avoir plus alimenter ces derniers temps, mais le fait est que comme j'ai eu une correspondance écrite relativement nourrie, je n'avais tout simplement pas envie de re-re-re-raconter des trucs que j'avais déjà écris.
Cependant, rien que pour vous, voici un petit best-of de ces derniers mois…


L'ivresse des profondeurs
D'un geste, on se jette à l'eau, et dans une gerbe d'écume tout devient différent. Le gilet trop large, la ceinture de plomb, la lourde bouteille, tout cet équipement qui, l'instant d'avant me rendait gauche et hésitant ne pèse désormais plus rien, et je le porte aussi facilement que des vêtements ordinaires. Le haut et le bas se confondent de manière troublante, je rejoins les autres auprès de la bouée et, à la force des bras, nous grimpons lentement vers le fond…
Dix mètres…vingt mètres, la lumière diminue, et nous ne voyons rien d'autre que cette corde qui semble descendre sans fin. La pression augmente et se fait sentir sur nos tympans, alors même qu'autour de nous évoluent gracieusement une foule de poisson multicolore, dont l'indiférence nous rappelle que nous ne sommes pas de ce monde.
Et puis soudain, d'un seul coup, l'épave est là, et nous ne voyons plus qu'elle, comme un immense mur sorti du brouillard.
L'Akitsushima était un lanceur d'hydravion, et avec ces 114 mètres il devait être un des fleurons de la Flotte Impériale Nipponne pour qu'on lui donne ce nom qui désignait autrefois le Japon. Coulé en septembre 1944 par l'aviation américaine, il git désormais par 30 mètres de fond, couché sur son flanc babord, comme une grosse bête endormie.
Nous arrivons par la poupe, et nous arrêtons un instant à la base de la grue qui repose désormais de tout son long sur le fond. A cette profondeur la vie commence déjà à se faire plus rare, et les coraux aux formes aberrantes qui couvrent toute la partie supérieure de l'épave se font ici plus discret. Nous passons sous la grue au côté duquel on peut encore reconnaître une batterie anti-aérienne, ses trois canons encroutés pointant toujours le ciel, à la recherche d'un ennemi invisible. Quatre-vingt six marins ont péris au cours de cette bataille, qu'est est-il arrivé aux servants de cette pièce?
Nous approchons d'une large brèche qui entaille litterallement le pont sur toute sa largeur, au delà nous ne percevons que les ténèbres. Notre guide s'y engage et, d'un geste de la main, nous invite à le suivre. Nos lampes torches nous paraissent alors bien dérisoire…

On à du mal à croire que cette vaste caverne d'acier et de rouille ait pu un jour être la salle des machines d'un navire de guerre, tant les dégâts y ont été considérables. Bien au dessus de nous, les hublots qui percent la coque laissent passer la lumière mouvante de la surface qui ne parvient qu'à peine jusqu'à nous, nous donnant l'impression d'avoir pénétré au cœur d'un sanctuaire. Lentement nous y évoluons, le regard fixé sur le faisceau de notre lampe que nous balayons dans toutes les directions, à la recherche d'on ne sait quel spectre grimaçant qui se révèlent n'être que de simples poissons, gardiens placides d'un tombeau trop souvent pillé.
Avant d'entamer notre remontée vers la surface, je jette un dernier regard sur la coque boursouflée de corail de l'Akitsuhima qui, par un petit trou, laisse échapper un mince chapelet de bulles d'air, provenant probablement d'un autre plongeur explorant ses entrailles. Vraiment, on dirait un vieil animal fatigué, qui se serait couché dans l'herbe un instant, rien qu'un  court instant, et qui serait incapable de se relever.

Petit aperçu d'une semaine dans l'archipel des Calamianes, au cours de laquelle moi et Louis-Marie avons passé 2 niveaux de plongée (PADI Open Water & Advance Open Water Diver, vous vous en foutez mais je le précise quand même parce que c'est la mega classe!). Au menu, beacoup d'épaves, de coraux, une tortue marine, des fantômes du passé, de l'azimut sous l'eau, des barbecue sur le bateau, des  paysages de piraterie ou de base secrète de James Bond, mais aussi une grotte sous-marine. L'apothéose finale de cette semaine à été le Baracuda Lake, lac intérieur superbe, qu'on atteint par une marche à travers les rochers avec tout l'équipement sur le dos. A l'intérieur la visibilité est enorme et surtout on découvre un milieu quasi stérile, pas d'algue, très peu de poisson, à part bien sûr Mr Baracuda qui nous a fait l'honneur d'une visite, ce qui mets particulièrement en valeurs les immenses parois nues du lac, qui donne l'impression d'être dans un paysage lovecraftien. De plus, à 15-20 mètres on trouve un thermocline, une zone où l'eau devient subitement très chaude. Ce qu'il y a alors de remarquable, c'est que cette zone paraît trouble à cause de la chaleur, et lorsque l'on en émerge, le contraste avec l'excellente visibilité de l'eau fraiche donne l'impression de litteralement sortir d'un lac! Or à ce moment on est encore à 20 mètres de profondeur, c'est vraiment magique!

Taxi Driver
Mais en réalité, la VRAIE apothéose de cette semaine fût mon retour à Manille…
A l'aéroport, j'ai pris un taxi direction la fondation. En montant dedans, j'ai eu comme un sale préssentiment, je le sentais pas ce tacos… Evidemment il a fallu péciser au driver que non ce n'était pas lui qui fixait à l'avance le prix de la course mais qu'il avait un compteur pour ça, mais bon, ça c'est pas inhabituel à Manille. Parlons en de ce compteur… pour l'avoir fait plusieurs fois, je connaissais le prix du trajet, et ce jour là il n'y avait pas trop de traffic, pourtant j'ai vite remaruqé que le compteur semblait aller un peu plus vite que la musique, beaucoup plus vite puisqu'une fois arrivé aux deux-tiers du trajet le prix était déjà le double de l'habituel.
Du coup j'ai fait remarqué au chaffeur que son compteur était un poil rapide… Ce dernier ne s'est pas démonté et l'à gentilment éteint! OK bon, j'ai compris… Pourquoi t'as éteint le compteur camarade!? Et là le sketch commence, évidemment le mec fait exprès de ne parler tagalog ou presque et me dit que c'est pas grave que c'est les fils qui sont chaud (mouahahahahahahaha) en éteignant rallumant le compteur, et que de toute manière je payerais le prix habituel… Ah bon, et c'est quoi le prix habituel? Pas de réponse…
Bon, restons calme, première étape, noter ostensiblement le n° du taxi et lui expliquer que s'il n'arrête pas de suite son cirque c'est direct la police. Il dit que non surtout pas la police mais continue comme si de rien était…
OK zeeeeeeen, deuxième étape, on arrête tout, tu me dépose au premier carrefour et on en parle plus. Re-blabla en tagalog sur le "prix habituel mystère"…
Bien, en moi même les choses sont très claires, il est hors de question que je me fasse enflé mon pognon par un chaffeur véreux, ce n'est même pas imaginable. Et comme cet espèce de fripouille me prend pour un con il est temps de lui démontrer qu'il à encore plus raison  qu'il ne le croit en commençant une procédure d'éjection …
Je déboucle donc tranquillement ma ceinture de sécurité et essaie d'ouvrir la portière. Damned soit je m'y prend comme un manche soit elle est vérouillé! (la première hypothèse n'étant cependant pas à exclure…) Qu'à cela ne tienne, je baisse la vitre et la dévérouille par l'extérieur. L'autre continue à conduire, de toute manière il peut pas faire grand choe d'autre que garder les mains sur le volant et il doit croire que je bluffe.
Dommage pour lui, je ne bluffe pas… en plus à ce moment le traffic commence à se faire plus dense, c'est l'occasion ou jamais et je commence à ouvrir la portière, mon gars tu t'arrêtes MAINTENANT!
Le type à dû commencer à comprendre qu'il risquait de perdre subitement sa portière s'il n'obéissait pas et s'est gentilment arrêté sur le côté. Ni une ni deux, je prend mon sac à dos qui était sur mes genou (ne JAMAIS mettre son sac dans le coffre d'un taxi quand on est seul!) et je dégage en vitesse. On est sur une espèce de pont, à sens unique, je vois le taxi qui hésite, qui essaie de reculer, mais trop tard, il y a alors trop de traffic et il ne peut rien faire d'autre que repartir bredouille.
Je ne connaissais pas le quartier où je me trouvais, mais il y avait des jeepney qui allait dans la bonne direction et j'ai pu rapidement rejoindre ma destination pour 0,15 centimes d'euros, très content de ma bonne fortune.

La méchante de James Bond
14 Juillet oblige, tout les français du coin étaient invités au Sofitel de Manille (la MEGA classe!) pour guincher. Guy de Larigaudie à écrit que pour bien voyager, il faut un sac de couchage et un smoking, en général je suis plutôt à l'aise sur le premier point, mais le second ya encore du boulot. Il m'a fallut donc faire des efforts de rasage et cirage de Jungle Boot, car ce soir là, c'était tenue correcte exigée.
Chapiteau au bord e la baie de Manille, pelouse artificielle, et même piste de golfe pour s'entrainer à tirer des balles dans la mer, le truc que tu ne vois  que dans les films…
Buffet français, bon pinard, soirée dansante, crooner et belles plantes pour faire décoration, bref toute l'élégance franco-philippine…
C'était trèèèèèèèèèèèès drôle!
Rendez-vous compte camarade, il y avait une nana philippine, évidemment retravaillé par des années de chirurgie plastique, qui était manifestement pleine de fric et qui portait… un bandeau sur l'œil! Mais pas n'importe quel bandeau, un bandeau violet à paillettes, assorti parfaitement à sa robe très chic. On se serait  cru dans James Bond!
Et puis il y a eu des dialogues d'anthologie, le vieil expat' français plein de thune qui fini sa carrière ici avec une nana philippine qui pourrait être sa petite fille, en froid avec sa famille française et qui te sort que: "ici c'est trop bien, les nanas sont pas chiantes, elles disent toujours oui, elles font pas la gueule quand tu leur fait un cadeau…" qui enchaine ensuite en te disant, choqué devant le montant de l'allocation volontaire : "Comment?! Mais avec ça tu vis pas ici, tu survis à peine! Comment tu fais?", Bah je mange des nouilles, banane! Et enfin le couplet final: "Nan mais c'est bien ce que tu fais, il en faut des idéalistes comme toi… tiens, voilà ma carte si jamais t'as besoin de quelque chose…".
Et puis d'autres perles, beaucoup plus drôles, face à deux ptits jeunes bien propres sur eux:
"Toi et toi, vous êtes Scouts d'Europe!
- Euh oui, pourquoi ça se voit tant que ça?
- Bah ouais camarade."
C'était vraiment drôle, on s'est bien marré. Je n'ai pas trop profité du buffet, vu que bon, je m'imaginais déjà à Gavy autour d'un barbecue avec les copains donc ça relativisais un peu l'étalage de bonne bouffe. Et puis fondamentalement je n'aime pas les buffets. Je trouve ça très indigne de devoir se battre avec plein d'inconnu pour accéder au paté. Et puis comment c'est possible de manger en ayant un verre dans une main et une assiette dans l'autre?

A propos du chat…
J'étais tout content, après plusieurs semaines difficiles à nourrir/laver/torcher un petit machin poilu et gueulard, j'avais finalement réussi à le sevrer. Du coup il avait rejoins tout ses autres copains galeux dans la courre, il bouffait avec eux, comme un grand.
Mais un jour il y eu un gros orage… et tout les chats sont allés se planquer quelque part. Quelques jours plus tard ils sont tous revenus avec le soleil, sauf le mien évidemment!
L'hypothèse la plus plausible étant qu'il se soit perdu en route.
Mais bon, depuis il y a eu un nouvel arrivage de chaton dans la courre. Par contre j'ai arrêté de les nourrir depuis que l'un d'eux m'a chapardé mon gateau!

Le Lac Tahal
Pour mon avant dernier week-end aux Philippines, mes camarades volontaires m'ont organiser une balade au Lac Tahal, à environ une heure au sud de Manille. C'est l'un des plus grand lac du pays, et qui à la particularités d'abriter une grosse île au milieu de laquelle il y a… un autre lac. C'était vraiment génial. Tout d'abord il à fallu descendre en tricycle la longue route en lacets qui mène au bord du lac, puis monter dans une barque où nous avons tous prit une douche… oui, il y avait beaucoup de vent ce jour là… Enfin, une fois sur l'île nous avons du affronter une horde d'indigène hostile qui voulait absolument nous vendre leurs produits d'artisanat local (coca-cola, ice tea, bières….) et nous emmener en cheval jusqu'au second lac.

Petit apparté, un ami c'est étonné l'autre jour que nous profitions si peu de nos week-end pour visiter le pays. La réponse en est fort simple. Tout d'abord pour ma part après une semaine de boulot je n'ai en général qu'une seule envie c'est resté enfermé chez moi, ne voir personne et surtout être au CALME. Et ensuite parce qu'on ne visite pas les philippine comme on peut se faire un pique-nique en forêt du Gavre. Aucun d'entre nous n'a de voiture, nous sommes donc tributaire des transports en commun (l'auto-stop n'existe pas ici…) et des gens sur place pour nous déplacer. Ce qui fait que nous n'avons au final que très peu de liberté de mouvement, et on ne peux pas trop sortir des sentiers battus où les prix grimpent très très vite.

Bref, après une ballade fort sympathique, nous sommes enfin arrivé au bord du vaste cratère volcanique qui abrite le second lac. Faute de temps nous n'avons pas pu y descendre (le pilote de la barque ayant imposé son horaire, petite illustration de ce que j'expliquais plus haut), mais on voyait très bien les fumerolles sur le rivage. Et en s'aventurant un peu plus loin nous avons pu constater qu'à certains endroit, la roche dégageait une forte chaleur, c'était assez impressionant.


Au revoir les enfants.
Bon et bien voilà, mission accomplie, dans moins d'une semaine je serais de retour au pays du vrai beurre salé, de la charcuterie et des bières rousses. Henri mon remplaçant est arrivé il y a 3 semaines déjà. C'est un chic type qui à déjà repris en main le poste, me voilà donc à la retraite (quelqu'un qui porte des pataugas ne peut être que quelqu'un de bien!) ou plutôt en cessation progressive d'activité jusqu'au mercredi 19 où je prendrais mon avion de retour.
.
Il y a des gens qui me demandent si je n'ai pas trop le cafard à l'idée de revenir en Europe…

Il est en effet de bon ton, lorsque l'on est volontaire de prétendre que le retour au pays est un déchirement, que tout était trop bien, trop beau, trop parfait, que les gens sont trooooop gentils, que la mission est une expérience trooooop belle qui vous change à jamais et que vraiment toute notre vie on restera à moitié thailandais/chinois/Indien/Mayennais/Philippin (rayer les mentions inutiles).

J'avoue que ce discours qui fleure bon la guimauve  me fait doucement marrer…
Premièrement soyons clair, si les Philippines étaient le pays des bisounours, on y enverrais pas des blanc-bec dans mon genre pour faire un boulot qu'un local pourrait faire aussi bien voir même mieux.
Deuxièmement, je me vois mal m'extasier sur le pays alors que je vois tout les jours des gosses y dormir sur le trottoir, se droguer, se faire abuser, se faire exploiter, le tout dans un climat de corruption et d'indiference généralisé. Je crois que ça serait un petit peu indécent toute de même…

Pour la gentillesse des gens, oui c'est vrai, il y a plein de gens très gentils, tout comme il y a plein de gens très cons, en fait il n'y à pas trop de différence avec le reste du monde, donc pas de quoi s'extasier. Et puis bon, ici on découvre vite que si tout le monde dit tout le temps oui, c'est aussi une manière très très très polie de dire… non.

Quant à avoir désormais un cœur à moitié philippins? Bah non désolé, mon pays à moi c'est la Bretagne, et même après un an ici, je me sens fondamentalement plus proche d'un ouvrier Irlandais ou d'un paysans Ecossais que d'un Philippins. Alors peut-être que je suis juste un vieux grincheux qui n'aime pas le karaoké, mais je pense vraiment que l'inculturation, ça ne se fait pas simplement en un an, et ça nécessite avant tout de savoir rester à sa place, sans essayer de trop en faire.

Bien sûr il y a plein de choses qui vont me manquer, les camarades volontaires, les pères, les enfants, certains staffs. Et puis aussi ce côté "tout est possible" qu'on trouve ici où on peut tout faire fabriquer/réparer alors que chez nous il est plus "rentable" de jeter pour racheter du neuf.
Enfin bon voilà quoi. Désolé pour la pietre qualité de la prose, mais en fait j'ai pas trop le temps là.

Ainsi, loin de me faire peur le retour au pays me fait très plaisirs et j'attends avec impatience de revoir ma famille et tout mes camarades.

To be continued…
 Voici un petit résumé de mon planning de retour:

Mercredi 19 aout: Mon avion décolle à 19h45 heure locale (13h45 heure française).
Jeudi 20 aout: Après une escale à Hong-Kong puis Londres, j'atterris à Paris Charles de Gaulle à 11h30 heure locale (11h30 heure française…), je passe au MEP où je dormirais probablement le soir.
Vendredi 21 aout: Je rejoins en train ma famille à Evreux pour le déménagement de mon frangin et nous arriverons en fin d'après midi à St-Nazaire.
Samedi 22 aout: Soirée Barbecue à Gavy!!!!!
Dimanche 23 aout: départ en train pour St-Etienne et le CEP de Clavas

Par Anolisatis - Publié dans : Isatix
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Commentaires

Nous aussi on t'attends avec impatience, frangin ; bon voyage et bon retour au pays.
Commentaire n°1 posté par Lukas le 16/08/2009 à 12h13
Salut Isatix, ton récit est très intéressant, après cette mission que compte tu faire? Compte tu te fixer et travailler ou repartir dans un autre pays?
Commentaire n°2 posté par eric le 25/03/2010 à 19h31
Bonjour Eric,

Une fois de retour en France j'ai aussitôt été embauché comme surveillant dans un internat près d'Epinal. Poste que j'ai quitté à Noël pour déménager sur Paris en janvier et prendre mes fonctions de salarié permanent pour les Eclaireurs Neutres de France ( www.eclaireurs.org ), en CDD de 6 mois.
Donc on verra bien en septembre si je suis renouvelé ou pas.
Commentaire n°3 posté par Isatus le 26/03/2010 à 10h29
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